L'eau
Les enjeux
Seulement 2 % d'eau utilisable à se partager sur la planète ! Economiser et ne pas polluer sont essentiels pour préserver la ressource
« Les guerres du XXIe siècle auront l'eau pour enjeu » Ismaïl Serageldin, vice président de la Banque mondiale. L'eau recouvre environ 71% de la superficie de la planète. Mais 98% de ce volume est sous forme de glace et de neige ou a une teneur en sel trop élevée pour être consommée comme eau potable, être utilisée pour l'irrigation ou même pour la plupart des usages industriels. Les 2% utilisables sont très inégalement répartis sur notre planète. Le Water Resources Institute comptabilise 26 pays (232 millions de personnes) dans lesquels l'eau est rare. A l'heure actuelle, 9 des 14 pays du Proche et Moyen-Orient, région du monde où le problème de la rareté de l'eau se pose avec le plus d'acuité, sont confrontés à une situation de pénurie.
A cette disparité des ressources, s'ajoute une demande croissante. Au niveau mondial, les consommations ont été multipliées par 7 depuis le début du siècle et elles ont doublé au cours des 20 dernières années (+ 1325 % dans la zone Asie Pacifique et + 100 % en Europe de l’Ouest, entre 2000 et 2015). La moitié de cette augmentation est à mettre au compte de la croissance démographique. L'autre moitié résulte de l'augmentation de la consommation d'eau par habitant, et ceci à un rythme annuel de 4 à 8% l'an. Là encore, la consommation par habitant révèle de grandes disparités. En moyenne un américain consomme par jour 700 litres d'eau (alimentation, toilette, ménage, industries produisant des biens de consommations...), soit 4 fois plus d’eau par jour qu’un Européen (175 litres), et 70 fois plus qu'un Africain, vivant dans un pays touché par la sécheresse (10 litres d’eau par jour). Il doit en plus faire plusieurs kilomètres pour aller la chercher et la ramener jusqu’au village !
Au cours des deux dernières décennies, les services d'alimentation en eau potable ont été assurés à des millions d'individus, sauvant ainsi de nombreuses vies et réduisant le taux des maladies. Toutefois, le niveau des efforts n'a pas été à la mesure de la croissance démographique. En 2015, 3 milliards de personnes n'aura pas accès à une eau potable selon l'UNICEF. Aujourd'hui 20% de la population mondiale demeure toujours privée d'une alimentation en eau salubre alors que 50% ne bénéficie d'aucun assainissement adéquat. Cette population souffre couramment de maladies causées par des infections résultant d'une consommation d'eau ou d'aliments contaminés, ou transmises par des organismes porteurs qui proviennent de l'eau, tels que les moustiques. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, environ deux milliards d'individus risquent de contracter le paludisme, cent millions en sont couramment affectés, deux millions en meurent chaque année, et à 80% il s'agit d'enfants de moins de cinq ans vivant en Afrique sub-saharienne. Et ce chiffre va inévitablement augmenter avec les changements climatiques car le paludisme se répand dans les conditions d'humidité créées par les pluies et les températures élevées. Et c'est sans compter les "conséquences négatives, mais silencieuses" des changements climatiques : les enfants qui devront aller chercher de l'eau de plus en plus loin et ne pourront plus être scolarisés, ...
100 000 molécules chimiques déversées dans l'eau sans bilan sur l'éco-système. Plus de 50 % de nos nappes phréatiques polluées et il faudra attendre 100 à 300 ans pour les reconstituer !
En Chine 80 % des grands axes fluviaux sont tellement pollués que les poissons n’y vivent plus. En France, plus de la moitié de nos nappes phréatiques sont empoisonnées, en raison des apports de matières organiques, principalement liés aux rejets des stations d'épuration et aux rejets de phosphates, nitrates et pesticides. Plus de 100 000 molécules chimiques sont déversées dans l'eau sans bilan sur l'écosystème. Plus de 50 % des eaux du littoral ne serait pas en bon état du fait de la présence de substances toxiques et des proliférations d'algues vertes et de phytoplancton, toxique ou non. Il faut entre 100 et 300 siècles pour que l'eau d'une nappe phréatique se renouvelle complètement.
Une gestion plus rationnelle des ressources en eau et la prévention des pollutions constituent donc des enjeux prioritaires pour la communauté internationale. L’accès à l’eau potable et à l’assainissement doit être abordé d'un point de vu global : préservation de la ressource, disponibilité de l’eau dans le temps (accès et quantité) et sa qualité (impacts directs sur la santé et conséquences directes sur les coûts nécessaires à son traitement/potabilisation).
On parle aussi d'eau virtuelle depuis le début des années 1990. Elle associe aux produits de consommation la quantité d’eau nécessaire à leur fabrication. Par exemple, la quantité d’eau virtuelle d’un kilo de blé est de 1000 litres, car il faut environ 1000 litres d’eau pour produire un kilo de blé. L'eau virtuelle peut être un moyen efficace de réguler les ressources en eau et de faire des économies d’eau sur la planète. Il est en effet difficile de transporter de l’eau, alors qu’il est plus simple d’échanger des produits agricoles, dont la production est grande consommatrice d’eau dans le monde. Ainsi, environ 15 % de l’eau utilisée dans le monde est exportée sous forme d’eau virtuelle.
Ce secteur de l'eau mobilise des financements très importants, que les budgets publics ne pourront seuls assumer. Les marchés financiers n'ont pas encore donné sa vraie valeur à ce que les spécialistes appellent déjà « l’or bleu » du fait de sa rareté. Mais l'implication des utilisateurs et des usagers restera indispensable à la durabilité des politiques de traitement et de gestion de l'eau.
Le saviez vous ?
Sources : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/eau_pour_tous/eau_virtuelle.php?rub=eau_enjeu&ss_rub=02
Coalition eau regroupant 22 ONG
Les leviers
Selon le World Resource Institute, 3 240 km3 d'eau douce sont prélevés et utilisés chaque année, dont 69% pour l'agriculture, 23 pour l'industrie, et 8 pour les usages domestiques.
La consommation d’eau la plus importante se fait dans l'agriculture et les industries. Sur son lieu de travail aussi chacun peut agir pour mettre en place des actions permettant de limiter la consommation, de recycler l'eau, et de limiter ses rejets polluants. .
Quand une usine fabrique un produit (de la pâte à papier, du coton, de la laine ), elle utilise toujours de l’eau en grande quantité. Pour produire de l'électricité avec une centrale nucléaire, il faut 2.3 milliards de m 3 d’eau par an ! Pour fabriquer une voiture, 35 000 litres d'eau, et pour avoir seulement 1 kg de papier, 300 litres d’eau sont nécessaires. Heureusement il existe des solutions de technologies propres qui peuvent même être personnalisées en fonction du type d'activités : refroidissement en circuit fermé, recyclage de l'eau, arrêt automatique des pompes, nettoyage à sec, …applicables par exemple dans certains secteurs à forte consommation d'eau comme les laiteries, les brasseries ou les teintureries textiles. L'intérêt étant bien entendu de réduire la demande en eau et de limiter les coûts d'épuration et les impacts écologiques.
Pour cultiver les légumes, les fruits, les céréales et pour élever les animaux, l'eau est aussi essentielle. L'agriculture conventionnelle s'appuie sur un arrosage intense : 400 litres d’eau pour produire 1 kg de maïs, 25 litres pour 1 kg de salades. Les agriculteurs biologiques économisent l’eau et s'efforcent de développer des astuces pour retenir l'eau dans le sol avec des plantations de haies, des couvertures végétales sur le sol ou des bâches en plastiques notamment. Pour le nettoyage dans l'agriculture ou la viticulture il est possible aussi de trouver des solutions pour économiser et recycler l'eau. Des spécialistes sont à la disposition des entreprises pour évaluer les besoins et apporter des solutions adaptées.
En tant que consommateur d'un service au sein de sa collectivité, chaque citoyen est aussi concerné. Prendre conscience de l'utilisation de l'eau pour les espaces et services publics permet aussi de maintenir "à l'extérieur" ses réflexes d'économies de l'eau. Fermer les robinets correctement, prévenir d'une fuite, ....
L'eau est en effet utilisée pour entretenir les équipements sportifs (stades, ...), les espaces verts de promenade, le nettoyage des rues pour les confort du shopping en ville, le nettoyage des places après le marché, ....Mais aussi au sein des établissements publics fréquentés par les membres d'une famille : les écoles, les hôpitaux, les restaurants collectifs, les maisons de retraites, ...
Du coté de l'usage domestique, rien que l'utilisation des machines à laver le linge représente 5 milliards de lavages sur une année en France ! (avec en moyenne 5 machines par semaine). L'impact sur le choix de notre lessive n'est pas neutre sur l'environnement. La consommation de bouteilles d'eau augmente de 10 % par an grâce aux stratégies marketing efficaces de la part des acteurs privés du marché de l’eau, mais c'est autant de déchets en plus à recycler. Aujourd'hui chaque famille française de 4 personnes consomme en moyenne 150 m3 d’eau (150000 litres) par an, ce qui correspond à une consommation quotidienne de 410 litres. La répartition est d'ailleurs inégale selon son lieu d'habitation (on consomme un peu plus d’eau au nord qu’au sud de la Loire, en région parisienne qu’en province, en ville qu’à la campagne) mais aussi selon ses revenus (on est plus économe dans les familles modestes). Les enfants consomment en moyenne 69 litres par jour et les sportifs 204 litres.
Pour que l'eau reste un bien accessible à tous, chacun peut agir :
Sans toucher à notre confort de vie ou à notre hygiène, si chacun y met du sien, tout le monde y gagnera.
Le saviez vous ?
Pour aller plus loin :
- jeconomiseleau.org, un site clair et complet !.
- Un défi pour la Terre, Fondation Nicolas Hulot : http://www.defipourlaterre.org/outils/outils_2.php
- Cité-sciences.fr : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/eau_pour_tous/consommation_eau.php?rub=eau_enjeu&ss_rub=00$
- http://www.fne.asso.fr/PA/eau/dos/dossiers.htm
Les actions
Chez nous, l'eau coule vite ! Trop vite !
Le saviez vous ?
Dans la salle de bain :
Dans la cuisine :
Un site est dédié au sujet et vous pourrez y comparer les résultats des familles GASPI et ECO : http://www.jeconomiseleau.org/gen_particuliers.html
Les enjeux
Seulement 2 % d'eau utilisable à se partager sur la planète ! Economiser et ne pas polluer sont essentiels pour préserver la ressource
« Les guerres du XXIe siècle auront l'eau pour enjeu » Ismaïl Serageldin, vice président de la Banque mondiale. L'eau recouvre environ 71% de la superficie de la planète. Mais 98% de ce volume est sous forme de glace et de neige ou a une teneur en sel trop élevée pour être consommée comme eau potable, être utilisée pour l'irrigation ou même pour la plupart des usages industriels. Les 2% utilisables sont très inégalement répartis sur notre planète. Le Water Resources Institute comptabilise 26 pays (232 millions de personnes) dans lesquels l'eau est rare. A l'heure actuelle, 9 des 14 pays du Proche et Moyen-Orient, région du monde où le problème de la rareté de l'eau se pose avec le plus d'acuité, sont confrontés à une situation de pénurie.
A cette disparité des ressources, s'ajoute une demande croissante. Au niveau mondial, les consommations ont été multipliées par 7 depuis le début du siècle et elles ont doublé au cours des 20 dernières années (+ 1325 % dans la zone Asie Pacifique et + 100 % en Europe de l’Ouest, entre 2000 et 2015). La moitié de cette augmentation est à mettre au compte de la croissance démographique. L'autre moitié résulte de l'augmentation de la consommation d'eau par habitant, et ceci à un rythme annuel de 4 à 8% l'an. Là encore, la consommation par habitant révèle de grandes disparités. En moyenne un américain consomme par jour 700 litres d'eau (alimentation, toilette, ménage, industries produisant des biens de consommations...), soit 4 fois plus d’eau par jour qu’un Européen (175 litres), et 70 fois plus qu'un Africain, vivant dans un pays touché par la sécheresse (10 litres d’eau par jour). Il doit en plus faire plusieurs kilomètres pour aller la chercher et la ramener jusqu’au village !
Au cours des deux dernières décennies, les services d'alimentation en eau potable ont été assurés à des millions d'individus, sauvant ainsi de nombreuses vies et réduisant le taux des maladies. Toutefois, le niveau des efforts n'a pas été à la mesure de la croissance démographique. En 2015, 3 milliards de personnes n'aura pas accès à une eau potable selon l'UNICEF. Aujourd'hui 20% de la population mondiale demeure toujours privée d'une alimentation en eau salubre alors que 50% ne bénéficie d'aucun assainissement adéquat. Cette population souffre couramment de maladies causées par des infections résultant d'une consommation d'eau ou d'aliments contaminés, ou transmises par des organismes porteurs qui proviennent de l'eau, tels que les moustiques. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, environ deux milliards d'individus risquent de contracter le paludisme, cent millions en sont couramment affectés, deux millions en meurent chaque année, et à 80% il s'agit d'enfants de moins de cinq ans vivant en Afrique sub-saharienne. Et ce chiffre va inévitablement augmenter avec les changements climatiques car le paludisme se répand dans les conditions d'humidité créées par les pluies et les températures élevées. Et c'est sans compter les "conséquences négatives, mais silencieuses" des changements climatiques : les enfants qui devront aller chercher de l'eau de plus en plus loin et ne pourront plus être scolarisés, ...
100 000 molécules chimiques déversées dans l'eau sans bilan sur l'éco-système. Plus de 50 % de nos nappes phréatiques polluées et il faudra attendre 100 à 300 ans pour les reconstituer !
En Chine 80 % des grands axes fluviaux sont tellement pollués que les poissons n’y vivent plus. En France, plus de la moitié de nos nappes phréatiques sont empoisonnées, en raison des apports de matières organiques, principalement liés aux rejets des stations d'épuration et aux rejets de phosphates, nitrates et pesticides. Plus de 100 000 molécules chimiques sont déversées dans l'eau sans bilan sur l'écosystème. Plus de 50 % des eaux du littoral ne serait pas en bon état du fait de la présence de substances toxiques et des proliférations d'algues vertes et de phytoplancton, toxique ou non. Il faut entre 100 et 300 siècles pour que l'eau d'une nappe phréatique se renouvelle complètement.
Une gestion plus rationnelle des ressources en eau et la prévention des pollutions constituent donc des enjeux prioritaires pour la communauté internationale. L’accès à l’eau potable et à l’assainissement doit être abordé d'un point de vu global : préservation de la ressource, disponibilité de l’eau dans le temps (accès et quantité) et sa qualité (impacts directs sur la santé et conséquences directes sur les coûts nécessaires à son traitement/potabilisation).
On parle aussi d'eau virtuelle depuis le début des années 1990. Elle associe aux produits de consommation la quantité d’eau nécessaire à leur fabrication. Par exemple, la quantité d’eau virtuelle d’un kilo de blé est de 1000 litres, car il faut environ 1000 litres d’eau pour produire un kilo de blé. L'eau virtuelle peut être un moyen efficace de réguler les ressources en eau et de faire des économies d’eau sur la planète. Il est en effet difficile de transporter de l’eau, alors qu’il est plus simple d’échanger des produits agricoles, dont la production est grande consommatrice d’eau dans le monde. Ainsi, environ 15 % de l’eau utilisée dans le monde est exportée sous forme d’eau virtuelle.
Ce secteur de l'eau mobilise des financements très importants, que les budgets publics ne pourront seuls assumer. Les marchés financiers n'ont pas encore donné sa vraie valeur à ce que les spécialistes appellent déjà « l’or bleu » du fait de sa rareté. Mais l'implication des utilisateurs et des usagers restera indispensable à la durabilité des politiques de traitement et de gestion de l'eau.
Le saviez vous ?
- 98% de l'eau de la planète est sous forme de glace et de neige ou a une teneur en sel trop élevée pour être consommée comme eau potable
- La consommation d'eau a été multipliée par 7 depuis le début du siècle et a été doublée au cours des 20 dernières années
- En moyenne, un américain consomme 700 litres d'eau par jour, un Européen 175 litres, et un Africain 10 litres !.
- 1 personne sur 5 n'a pas accès à l'eau potable
- Il faut entre 100 et 300 siècles pour que l'eau d'une nappe phréatique se renouvelle complètement
- Il existe une journée mondiale de l'eau, cette année ce fut le 22 mars 2008 : L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 22 décembre 1992 la résolution A/RES/47/193 qui déclara le 22 mars de chaque année "Journée mondiale de l'eau", à compter de l'année 1993, conformément aux recommandations de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED), exprimées dans le Chapitre 18 (Ressources en eau douce) d'Action 21. Cette résolution invitait les États à consacrer ce jour selon le contexte national, en concrétisant des actions telles que la sensibilisation du public par des publications, des diffusions de documentaires, l'organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires et d'expositions liés à la conservation et au développement des ressources en eau et à la mise en œuvre des recommandations d'Action 21. Source Unesco.org
Sources : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/eau_pour_tous/eau_virtuelle.php?rub=eau_enjeu&ss_rub=02
Coalition eau regroupant 22 ONG
Les leviers
Selon le World Resource Institute, 3 240 km3 d'eau douce sont prélevés et utilisés chaque année, dont 69% pour l'agriculture, 23 pour l'industrie, et 8 pour les usages domestiques.
La consommation d’eau la plus importante se fait dans l'agriculture et les industries. Sur son lieu de travail aussi chacun peut agir pour mettre en place des actions permettant de limiter la consommation, de recycler l'eau, et de limiter ses rejets polluants. .
Quand une usine fabrique un produit (de la pâte à papier, du coton, de la laine ), elle utilise toujours de l’eau en grande quantité. Pour produire de l'électricité avec une centrale nucléaire, il faut 2.3 milliards de m 3 d’eau par an ! Pour fabriquer une voiture, 35 000 litres d'eau, et pour avoir seulement 1 kg de papier, 300 litres d’eau sont nécessaires. Heureusement il existe des solutions de technologies propres qui peuvent même être personnalisées en fonction du type d'activités : refroidissement en circuit fermé, recyclage de l'eau, arrêt automatique des pompes, nettoyage à sec, …applicables par exemple dans certains secteurs à forte consommation d'eau comme les laiteries, les brasseries ou les teintureries textiles. L'intérêt étant bien entendu de réduire la demande en eau et de limiter les coûts d'épuration et les impacts écologiques.
Pour cultiver les légumes, les fruits, les céréales et pour élever les animaux, l'eau est aussi essentielle. L'agriculture conventionnelle s'appuie sur un arrosage intense : 400 litres d’eau pour produire 1 kg de maïs, 25 litres pour 1 kg de salades. Les agriculteurs biologiques économisent l’eau et s'efforcent de développer des astuces pour retenir l'eau dans le sol avec des plantations de haies, des couvertures végétales sur le sol ou des bâches en plastiques notamment. Pour le nettoyage dans l'agriculture ou la viticulture il est possible aussi de trouver des solutions pour économiser et recycler l'eau. Des spécialistes sont à la disposition des entreprises pour évaluer les besoins et apporter des solutions adaptées.
En tant que consommateur d'un service au sein de sa collectivité, chaque citoyen est aussi concerné. Prendre conscience de l'utilisation de l'eau pour les espaces et services publics permet aussi de maintenir "à l'extérieur" ses réflexes d'économies de l'eau. Fermer les robinets correctement, prévenir d'une fuite, ....
L'eau est en effet utilisée pour entretenir les équipements sportifs (stades, ...), les espaces verts de promenade, le nettoyage des rues pour les confort du shopping en ville, le nettoyage des places après le marché, ....Mais aussi au sein des établissements publics fréquentés par les membres d'une famille : les écoles, les hôpitaux, les restaurants collectifs, les maisons de retraites, ...
Du coté de l'usage domestique, rien que l'utilisation des machines à laver le linge représente 5 milliards de lavages sur une année en France ! (avec en moyenne 5 machines par semaine). L'impact sur le choix de notre lessive n'est pas neutre sur l'environnement. La consommation de bouteilles d'eau augmente de 10 % par an grâce aux stratégies marketing efficaces de la part des acteurs privés du marché de l’eau, mais c'est autant de déchets en plus à recycler. Aujourd'hui chaque famille française de 4 personnes consomme en moyenne 150 m3 d’eau (150000 litres) par an, ce qui correspond à une consommation quotidienne de 410 litres. La répartition est d'ailleurs inégale selon son lieu d'habitation (on consomme un peu plus d’eau au nord qu’au sud de la Loire, en région parisienne qu’en province, en ville qu’à la campagne) mais aussi selon ses revenus (on est plus économe dans les familles modestes). Les enfants consomment en moyenne 69 litres par jour et les sportifs 204 litres.
Pour que l'eau reste un bien accessible à tous, chacun peut agir :
- - Baisser sa consommation d'eau du robinet, surveiller son compteur, réduire sa facture dans son intérêt personnel mais aussi pour faire preuve de solidarité et partager cette ressource précieuse.
- - Récupérer l'eau de pluie et recycler l'eau pour tous les usages non liés à la consommation directe.
- - Eviter sa pollution pour préserver la ressource. Les nappes phréatiques appartiennent à tous, à nous comme à nos parents et demain à nos enfants.
Sans toucher à notre confort de vie ou à notre hygiène, si chacun y met du sien, tout le monde y gagnera.
Le saviez vous ?
- - Pour remplir ma piscine je dois utiliser de 50 000 à 80 000 litres d'eau
- - Pour arroser mon jardin il me faut de 15 à 20 litres par mètre carré
- - Pour le confort de chaque élève, 10 à 100 litres par jour
- - Pour un plongeon à la piscine du quartier : 120 à 200 litres par baigneur
- - Pour taper dans un ballon sur un terrain bien entretenu : 5000 m3/an.
Pour aller plus loin :
- jeconomiseleau.org, un site clair et complet !.
- Un défi pour la Terre, Fondation Nicolas Hulot : http://www.defipourlaterre.org/outils/outils_2.php
- Cité-sciences.fr : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/eau_pour_tous/consommation_eau.php?rub=eau_enjeu&ss_rub=00$
- http://www.fne.asso.fr/PA/eau/dos/dossiers.htm
Les actions
Chez nous, l'eau coule vite ! Trop vite !
Le saviez vous ?
- Il suffit d'ouvrir un robinet et voilà 7 litres d’eau pour la vaisselle, 10 litres d’eau pour une chasse d’eau, 20 litres si le robinet reste ouvert 1 à 2 min, 30 litres sous la douche, 50 litres dans la machine de linge, 150 litres pour un bain ou pour laver la voiture...
- 1/3 des phosphates retrouvés dans l'eau de nos rivières provient des détergents ménagers. On y retrouve également du plomb, de mercure, des antibiotiques, ...absorbés par les organismes vivants. Les produits écologiques disponibles en grandes surfaces sous l'écolabel européen sont un premier pas mais insuffisant : ce label autorise la pétrochimie et a une biodégradabilité partielle avec des rejets dans les rivières.
Dans la salle de bain :
- Je préfère la douche au bain : une douche de 4 à 5 minutes consomme 30 à 80 litres d’eau et un bain 150 à 200 litres. Prendre une douche plutôt qu’un bain, c’est diviser au minimum par trois sa consommation d’eau : ce calcul est valable si le robinet est coupé pendant que l’on se savonne et que l’on ne prolonge pas inconsidérément le plaisir de la douche.
- Je ferme les robinets quand je me brosse les dents (utiliser un gobelet) et quand je me savonne les mains. Je ne laisse pas fuir au goutte à goutte mon robinet (perte de 4 l/heure)
- J'équipe mes robinets de système à réduction d'eau ainsi que ma pomme de douche pour limiter le débit par minute (initialement de 15 litres à la minute) et je traque les fuites (Pour constater une fuite il suffit de relever le compteur d’eau le soir avant de se coucher (sans faire tourner d'appareils ménagers) et de comparer la valeur avec celle du lendemain matin. La différence correspond aux fuites !). L'équipement en mitigeurs thermostatiques, quoique coûteux, permet, outre le confort et la sécurité, une économie d’eau de 30%.
- J'équipe mes WC d'un double bouton poussoir ou j'ajoute une brique ou d'une bouteille d'eau dans mon réservoir de WC pour ne plus gaspiller 10 litres d'eau potables à chaque chasse d'eau tirée, j'économise 5 à 7 m3 par an. J'utilise aussi du papier toilette recyclé. Les puristes passeront aux toilettes sèches.
- Je ne jette rien dans les toilettes : tampons hygiéniques, couches, médicaments, piles, peintures, solvants, détergents… la cuvette des WC n’est pas une poubelle. Tous ces éléments altèrent le bon fonctionnement des stations d’épuration. Ces substances chimiques difficilement biodégradables sont mal éliminées, elles se retrouvent en milieu naturel (dans nos rivières et nos cours d'eau), dégradent l’environnement et attaquent la faune et la flore. De la même manière, évitez l'utilisation des produits anti-bactériens pour désinfecter les WC, ils perturbent aussi les stations d’épuration, qui se servent des bactéries pour dépolluer les eaux usées.
- Je remplis mes machines à laver et je limite le nombre de machines par semaine en triant le linge et je choisis une lessive écologique.
- J'utilise des produits ménagers écologiques fabriqués à partir de bases lavantes végétales et à biodégradabilité optimale (c'est à dire rapide et complète, avec ou sans oxygène) : je peux ainsi récupérer l'eau de lavage des sols pour arroser mes plantes et économiser 260 litres d'eau par an !
Dans la cuisine :
- J'utilise un lave vaisselle écologique avec des programmes longs qui nécessitent peu d'eau et j'y ajoute des pastilles écologiques.
- Je ne rince pas la vaisselle sous l’eau courante (cela consomme jusqu’à 200 litres d’eau)
- Je privilégie la consommation de produits qui ne nécessitent pas une irrigation artificielle importante et qui pèsent de ce fait moins fortement sur les ressources d'eau potable.
- Je récupère l'eau de pluie et je l'utilise pour nettoyer les sols extérieurs, la voiture, l'arrosage du jardin en alimentant par exemple un système goutte à goutte, qui fonctionne de préférence la nuit pour éviter l'évaporation.
- Je prépare mon sol pour qu'il soit assez meuble et travaillé, pour accentuer l'efficacité de l'arrosage (l’eau ruisselle sur un sol tassé) et je rajoute de quoi retenir l'eau : tonte de pelouse, paille, feuilles...
Un site est dédié au sujet et vous pourrez y comparer les résultats des familles GASPI et ECO : http://www.jeconomiseleau.org/gen_particuliers.html
















